La turbine doit être immergée au large de Paimpol-Bréhat dans le cadre d’un projet-pilote mené par EDF.

La première hydrolienne du futur site de production d’énergie marine en cours d’aménagement par EDF au large de Paimpol-Bréhat (Côtes-d’Armor) doit être mise à l’eau aujourd’hui. Entreposée sur la base navale de Brest (Finistère) par le groupe DCNS, qui s’est chargé de son assemblage, elle sera embarquée à bord de la barge OpenHydro Triskell, spécialement construite par les chantiers STX de Lorient (Morbihan) pour effectuer ce type d’opération jusqu’alors inédite en France. Une campagne de tests sera ensuite menée durant plusieurs jours afin d’éprouver l’ensemble et avant son installation définitive sur le futur site de production d’énergie.

Avec ses 16 mètres de diamètre et ses 700 tonnes, l’engin impressionne. Composé d’une turbine, construite en Irlande par l’entreprise OpenHydro, spécialisée dans ce type d’équipement, il est complété d’une tuyère aux lignes rappelant celles d’un réacteur d’avion et qui permet de canaliser les flux d’eaux marines. Un imposant support métallique (réalisé par les ateliers CMP de Dunkerque, dans le Nord) assurera par ailleurs le maintien de l’ensemble une fois immergé par 35 mètres de fond à 15 kilomètres des côtes.

Cette machine est la première d’une série de quatre qui équipera le premier site hydrolien de France, à Paimpol-Bréhat. Un projet pilote de 24 millions d’euros (financé à 25% par des aides publiques) lancé par EDF afin d’évaluer à grande échelle le potentiel des énergies marines (éolienne, hydrolienne, thermique des mers…). Trois autres hydroliennes du même type doivent être assemblées l’année prochaine par DCNS à Brest afin de boucler le programme. L’ensemble doit développer une puissance de deux mégawatts. Restent les principaux inconnus de ce type d’installations : les coûts de maintenance, l’efficacité réelle ou encore les effets des hydroliennes sur les animaux marins.

France-Soir, mercredi 31 août 2011

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