Le président de la République a prôné le dialogue comme rempart contre la violence.

Nicolas Sarkozy a achevé hier son séjour de trois jours en Nouvelle-Calédonie, un territoire ébranlé depuis plusieurs mois par une instabilité politique chronique, une forte contestation sociale et des conflits ethniques qui ont débouché au début du mois d’août sur des affrontements meurtriers sur l’île de Maré, dans les Loyautés. Alors que les 250.000 habitants de l’archipel devront bientôt choisir entre leur maintien dans le giron français et l’indépendance (un référendum d’autodétermination doit être organisé entre 2014 et 2018), le président de la République les a appelé à appréhender sereinement cette échéance capitale en rejetant toute nouvelle forme de violence et en prônant « apaisement », « dialogue entre les communautés », « paix et justice ».

Le chef de l’État a d’ailleurs fait preuve de bonne volonté vis à vis des indépendantistes en reconnaissant que la colonisation avait été « une période de négation de l’identité kanak ». Il s’est également rendu au Sénat coutumier à Nouméa – une première pour un président français – avant de visiter le chantier de la futur usine de traitement du nickel du Koniambo, détenue majoritairement par les Kanaks. S’il s’est, à titre personnel, prononcé « pour le maintien de la Nouvelle-Calédonie dans la France », Nicolas Sarkozy a assuré qu’il respecterait le choix que les Calédoniens feront. Il a également précisé que la France conserverait quoi qu’il arrive le contrôle d’Eramet, principal société de prospection, d’extraction et de transformation du nickel, métal qui a fait la richesse de l’archipel (il détient 25% des ressources mondiales).

France-Soir, lundi 29 août 2011

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