Cette espèce est victime de la surexploitation qui menace sa survie.

Après des années de mobilisation, les protecteurs du corail rouge catalan ont en partie obtenu gain de cause. Un arrêté préfectoral instaurant une profondeur « limite de 50 mètres au-dessus de laquelle les prélèvements (de corail rouge) seront proscrits » a en effet récemment été pris, selon un communiqué du Conseil général des Pyrénées-orientales.

La récolte de cette espèce menacée par la surexploitation, ouverte du 1er mai au 30 septembre, était pourtant déjà encadrée par un arrêté préfectoral datant du 24 décembre 2009 qui la limitait à 50 kilos par an et par pêcheur, avec un diamètre minimal de huit millimètres. Une législation qui ne s’est finalement pas avérée suffisamment restrictive, le pillage des fonds marins ayant encore fait reculer la population de corail rouge au large de la Côte Vermeille, dans le sud du Roussillon.

De nouvelles mesures viennent donc d’être prises, à savoir la proscription pure et simple de cette pêche dans le périmètre de la réserve naturelle de Cerbère-Banyuls et, surtout, son interdiction « à une profondeur inférieure à 50 mètres ». Une réglementation qui devrait limiter sa vulnérabilité, le corail rouge catalan présentant la particularité de pousser assez près de la surface de l’eau – jusqu’à 15 mètres – ce qui l’expose d’autant plus aux assauts des corailleurs.

Utilisé dans la confection de bijoux et dans la décoration, l’« or rouge » est considérée comme une pierre semi-précieuse. Également prisé des amateurs de plongée pour ses superbes ramifications, cet animal a une croissance très lente qui ne dépasse pas les quatre millimètres en moyenne par an, d’où la faible capacité de régénération de ces splendides colonies arborescentes. Pour lutter contre sa disparition progressive des côtes méditerranéennes, plusieurs organisations écologistes proposent d’ailleurs aller plus loin et demandent l’interdiction définitive de sa pêche.

France-Soir, mardi 16 août 2011

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