Le musée a accueilli 800.000 visiteurs depuis son inauguration il y a un an. Un résultat très supérieur aux objectifs.

« Le bilan est plus que positif », se réjouit Emmanuel Martinez, secrétaire général du Centre Pompidou-Metz (CPM) qui a accueilli 800.000 visiteurs depuis son inauguration le 11 mai 2010. Un record absolu pour un musée ne se trouvant pas en Ile-de-France. « Les chiffres de fréquentation sont trois fois supérieurs à ceux que nous attendions ce qui prouve qu’il est possible d’avoir un musée d’art moderne et contemporain en province ».

Hormis la curiosité, qui a très certainement poussé un grand nombre de personnes à franchir les portes de ce nouvel équipement culturel, le CPM a bénéficié de la notoriété de son grand frère parisien. La richesse de l’exposition Chefs d’œuvre ?, présentée sur un espace de 5.000 m2, a également joué un rôle prépondérant dans ce succès. S’il s’est imposé comme le musée d’art contemporain du Grand Est, 50% de ses visiteurs français n’en sont pourtant pas issus, les Franciliens représentant un contingent de touristes particulièrement important, notamment du fait de la liaison à grande vitesse qui relie Metz (Moselle) à la capitale depuis 2006. Enfin, la situation géographique de la ville, au carrefour de la France, de l’Allemagne et du Benelux a attiré un grand nombre de visiteurs transfrontaliers (15% du chiffre global, soit 120.000 personnes).

Seul petit bémol à ce bilan idyllique, l’incident survenu début décembre lorsqu’une partie de la membrane en téflon, située au-dessus du sol, s’est déchirée sur environ deux mètres du fait de l’accumulation de neige. « C’est un point noir, mais le contexte était exceptionnel », assure Emmanuel Martinez qui précise que la partie endommagée a été remplacée à l’identique.

Fort de ce bilan, le CPM se prépare à entamer sa deuxième année d’exploitation avec Echos, travaux in situ, une exposition qui présente dès aujourd’hui et jusqu’au 9 septembre deux œuvres monumentales du sculpteur français Daniel Buren, célèbre pour ses colonnes très controversées installées dans la cour d’honneur du Palais Royal. Deux nouvelles expositions seront par ailleurs inaugurées à la rentrée. Erre, variations labyrinthiques (dès le 11 septembre 2011) abordera sur 2.000 m2 la thématique de l’errance et de la perte.Ronan & Erwan Bouroullec (à partir du 7 octobre) s’intéressera aux travaux de ces deux frères designers que les industriels du monde entier s’arrachent.

France-Soir, mardi 10 mai 2011

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