Le Puy du Fou lance cette année un nouveau spectacle interactif inspiré des jeux du cirque. Le parc espère ainsi dépasser les 1,5 millions de visiteurs de la saison dernière.

Attaques de guerriers vikings, joutes médiévales ou encore ballets aquatiques : depuis plus de vingt ans, le Grand Parc du Puy du Fou, implanté dans la petite commune des Épesses (Vendée), s’est spécialisé dans les spectacles historiques. Avec 1,5 million de visiteurs l’année dernière, il se classe même au quatrième rang des parcs à thème de France. « Nous sommes en progression constante depuis la création en 1989 », indique Laurent Albert, directeur général du Puy du Fou. « Sur les trois dernières années, notre croissance est même de 16 % par an », conséquence directe de la crise économique qui incitent les Français à moins partir en vacances et à se rabattre sur un tourisme de proximité. Encore insignifiante il y a quelques années, la part des visiteurs étrangers représente aujourd’hui 9 % du public.

Pour la saison 2011, qui vient tout juste de débuter, le site a investi 10 millions d’euros dans la création d’un nouveau spectacle. Intitulé « Le Signe du triomphe », ce péplum interactif (le public peut en effet influer sur le cours de l’histoire) aura nécessité le réaménagement du colysée (d’une capacité de 7.000 places) avec notamment la construction d’un vélum, une toiture en toile de 6.000 m2 destinée à abriter du soleil les spectateurs des jeux du cirque. « En tout, 1.050 personnes travaillent au Puy du Fou, dont 900 saisonniers », précise Laurent Albert.

Célèbre pour la Cinéscénie, le grand spectacle sons et lumières avec lequel l’épopée du Puy du Fou a commencé, le parc souffre encore d’une image floue auprès du public. « Les gens pensent souvent qu’il s’agit d’un parc d’attractions, avec des manèges et des files d’attentes interminables, mais le Puy du Fou c’est en fait un site de 55 hectares avec des spectacles historiques et des villages thématiques », explique son directeur général. Tout a été prévu pour faciliter le séjour des visiteurs avec la construction d’hébergements à thèmes, comme la villa gallo-romaine ou encore les îles de Clovis où les résidents dorment sur de vraies peaux de bêtes ! Pour assurer son développement, le Puy du Fou a par ailleurs fondé une académie destinée à former ses futurs employés et monté une équipe en recherche et développement pour imaginer ses futurs spectacles. Il collabore également à la création de parcs similaires à l’étranger.

France-Soir, samedi 16 avril 2011

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