La municipalité expérimente un nouveau panneau de circulation qui autorise les cyclistes à passer au rouge pour tourner à droite.

Crédit : Nantes Métropole

En attendant son entrée dans le code de la route et sa généralisation à l’ensemble du territoire, le tourne-à-droite est actuellement testé à Nantes (Loire-Atlantique). L’agglomération est la première intercommunalité française à expérimenter ce dispositif à grande échelle puisque 16 carrefours et 40 feux de circulation sont pour l’instant concernés. Le nouveau panneau de circulation autorise, sous certaines conditions, les cyclistes à passer au rouge pour tourner à droite. Ils doivent toutefois toujours céder le passage et les piétons restent évidemment prioritaires. Objectif de cette nouvelle réglementation : fluidifier le trafic et éviter les pertes de temps pour les vélos dont la progression est considérablement ralentie par l’abondance de feux tricolores. Dans la plupart des cas, les cyclistes pourraient en effet tout à fait franchir les carrefours ou tourner à droite lorsque le feu est au rouge sans pour autant se mettre en danger, ni même gêner l’évolution des véhicules motorisés. Pour préparer les usagers de la route à ces nouvelles règles de conduite, une pré-signalisation a été installée sur les sites testés. Elle restera en place durant les six premiers mois d’évaluation. Si cette première phase s’avère concluante, environ 700 feux pourraient être dotés de ces panneaux d’ici fin 2011 dans l’agglomération nantaise.

Promouvoir le vélo

La mise en place du tourne-à-droite s’inscrit dans le cadre plus général du Plan Vélo Métropole voté fin 2009 et qui vise à développer l’usage de la bicyclette à Nantes. La municipalité a piloté un groupe de travail avec le CERTU (Centre d’Études sur les Réseaux, les Transports et l’Urbanisme) afin de définir les conditions d’usage du nouveau panneau. D’autres mesures ont par ailleurs été prises comme l’aménagement des giratoires (grâce à des espaces périphériques ou des files réservées, selon la taille du rond-point) ou encore la création de bandes cyclables protégées à l’aide de petits murets, un peu à l’image de ce qui a été fait à Paris sur certains axes de circulation présentant plus de risques pour les cyclistes.

 

France-Soir, mercredi 13 avril 2011

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