Le 31e Salon du livre de Paris, qui ouvre ses portes aujourd’hui, met à l’honneur la littérature nordique. Un événement placé sous le signe du défi numérique.

Après une édition 2010 boudée par certains poids-lourds du secteur, le Salon du livre de Paris, qui se tient jusqu’au 21 mars au Parc des Expositions de la Porte de Versailles (XVe arr.), a en partie revu son mode de fonctionnement. Il sera ainsi ramené cette année à quatre jours et le prix des locations des stands baissé de 17%, répondant ainsi à l’une des requêtes présentées l’année passée par les éditeurs. Les organisateurs espèrent ainsi relancer l’événement, dont certains annonçaient déjà la fin, et dépasser les 190.000 visiteurs enregistrés l’année dernière (contre 204.000 en 2009).

Placée sous le signe de la littérature scandinave et nordique, avec une quarantaine d’auteurs prestigieux invités sur les quatre jours, cette 31e édition accueillera ainsi le célèbre écrivain suédois Henning Mankell, dont le dernier ouvrage, L’Homme inquiet (Seuil), a été l’un des trente romans les plus vendus l’an dernier en France. Révélée par son livre Purge (Stock), la Finlandaise Sofi Oskanen, prix Femina étranger 2010, sera aussi présente. Le Salon du livre célèbrera également cette année le polar et la plus européenne des villes sud-américaines, Buenos Aires, désignée Capitale mondiale du livre en 2011 par l’Unesco. Enfin, une tribune spéciale sera offerte aux auteurs ultra-marins en cette année des Outre-Mer.

Marché stabilisé

Le salon parisien sera par ailleurs l’occasion pour les professionnels du secteur de faire un point sur l’évolution du marché de l’édition et sa principale mutation dans les années à venir : le livre numérique. Après une année 2009 particulièrement dynamique et une hausse des ventes en valeur de 3,9%, le marché s’est stabilisé, avec un chiffre d’affaire de 4,19 milliards d’euros (en baisse de 0,5%), malgré quelques best-sellers comme les trois ouvrages sur la méthode de régime de Pierre Dukan (plus d’un d’1,5 million d’exemplaires vendus au total) ou encore l’incroyable phénomène Indignez-vous ! (Indigène), de Stéphane Hessel, écoulé à plus d’1,7 million d’unité. Les perspectives de développement pourraient donc venir du numérique, en pleine expansion, avec près de 100.000 références déjà disponible dans la langue de Molière.

 

France-Soir, vendredi 18 mars 2011

Publicités