Le camping du Bois de Boulogne, le seul de la capital, va subir une importante cure de jouvence avec pour objectif de le « rendre à la nature ».

La société d’hôtellerie de plein air Huttopia a remporté l’appel d’offre lancé en avril dernier par la Ville de Paris pour reprendre la gestion et l’exploitation de son camping, situé en plein cœur du Bois de Boulogne (XVIème arr.). Un emplacement de sept hectares qui a vieilli et qui va donc bénéficier d’un vaste programme de réhabilitation après avoir été désigné comme l’un des sites pilotes du Plan biodiversité mis en place par la municipalité socialiste. « Ce camping, le seul situé dans Paris intra-muros, est aménagé sur un site naturel exceptionnel et unique », assure Céline Bossanne, directrice marketing et communication d’Huttopia. « Mais il ressemble aujourd’hui plus à un parking. Tout a été minéralisé, gravillonné. C’est pourquoi nous voulons le rendre à la nature ».

Pour revégétaliser le site, améliorer les conditions d’accueil des clients et donner à la capitale un camping nature digne de ce nom, la société hôtelière a d’ores et déjà lancé les travaux de construction du nouveau point d’accueil. Les réfections de l’épicerie, du restaurant et des sanitaires se feront quant à elle progressivement, pour gêner le moins possible les usagers. « Le gros des travaux est programmé pour la période hivernale » durant laquelle le camping reste ouvert mais connaît des taux d’occupation plus faibles que le restant de l’année. Le chantier, qui nécessitera un investissement de cinq millions d’euros, devrait s’achever d’ici un an et demi « si toutes les autorisations sont délivrées à temps ».

Camping vert

Le projet prévoit également de réduire de 500 à 410 le nombre d’emplacements, afin de « laisser plus de place » aux campeurs, sans augmentation des tarifs. Les hébergements locatifs en dur seront remplacés par de nouveaux équipements, tels que des roulottes ou des cottages. Des tentes « toile et bois » seront également disponible à la location. « Nous voulons un site plus harmonieux, plus esthétique, avec plus d’espaces libres et moins de circulation », explique Céline Bossanne. « On aime quand c’est vert ! ».

 

France-Soir, samedi 12 mars 2011

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