Deux microbrasseries de la région parisienne ont décroché cette année une médaille au concours général agricole. Des prix qui récompensent un secteur très dynamique.

Il n’y a pas que des blondes insipides dans nos verres. Ces dernières années, en France, plusieurs centaines de microbrasseries se sont en effet lancées dans la fabrication de bonnes mousses, avec des résultats souvent très convaincants. Et contrairement aux a priori, l’Ile-de-France n’est pas en reste avec une quinzaine de brasseries sur l’ensemble de la région. Deux d’entre elles ont d’ailleurs été récompensées à l’occasion du dernier Salon de l’agriculture dans le cadre du Concours général agricole 2011. La ferme-brasserie de Gaillon, à Courpalay (Seine-et-Marne), a ainsi décroché une médaille d’argent pour sa Bière de Brie ambrée, tandis que son homologue du Vexin, implantée à Théméricourt (Val-d’Oise), est repartie avec une médaille de bronze pour sa Véliocasse, une bière aromatisée au miel.

« Cela fait dix ans que je brasse de la bière. A l’époque, notre fils voulait revenir travailler sur l’exploitation, mais il n’y avait pas assez de travail pour tous donc nous avons cherché à nous diversifier », explique Denis Sargeret, propriétaire de la ferme céréalière du Vexin, où il cultive du blé, de l’orge, du maïs ou encore du colza. « Financièrement parlant, cette activité est un vrai plus puisqu’elle a permis la création de deux emplois, pour mon épouse et pour mon fils ».

Bouche à oreille

Blonde, ambrée, blanche ou encore bières de saison, la ferme-brasserie du Vexin offre un catalogue varié de breuvages fabriqués à partir de matières premières produites directement sur l’exploitation ou par des agriculteurs installés dans la région. « Seul le houblon est importé », tandis que l’orge est envoyé en Belgique pour y être transformée en malt.

« Aujourd’hui, nous produisons environ 1.000 hectolitres de bière chaque année et nous comptons prochainement doubler notre capacité de production », précise Denis Sargeret. Un bon chiffre pour ce secteur d’activité qui a su trouver sa clientèle depuis une dizaine d’année, assurant ainsi son développement sur le long terme. « Nous vendons notre bière essentiellement grâce au bouche à oreille ainsi que dans les petits commerces de la région ». Si les livraisons dans la capitale sont pour l’instant limitées pour des raisons purement logistiques, il est possible de s’approvisionner directement à la ferme-brasserie du Vexin qui est ouverte les week-end et jours fériés, ainsi que sur rendez-vous.

Renseignements : 01.30.39.24.43.

 

France-Soir, vendredi 4 mars 2011

Publicités