Les Toulousains sont invités, jusqu’à samedi, à donner leur avis sur le droit de vote et d’éligibilité des étrangers issus de pays hors Union européenne lors d’élections locales.

Pour ou contre le droit de vote et d’éligibilité des ressortissants issus de pays non membres de l’Union européenne dans le cadre d’une élection locale. Telle est la question à laquelle sont invités à répondre les habitants de Toulouse (Haute-Garonne) à l’occasion d’une votation citoyenne organisée jusqu’à samedi inclus par le Conseil toulousain des résidents étrangers (CoTRE), un organisme purement consultatif mis en place il y a deux ans par la municipalité socialiste et l’antenne locale de la Ligue des droits de l’Homme.

Cette initiative s’inscrit dans le prolongement de l’action de l’association en faveur du vote des résidents étrangers. Le scrutin, qui coïncide avec la « Semaine internationale des peuples », précède ainsi de quelques semaines une grande campagne nationale sur ce thème, qui devrait avoir lieu cette année aux alentours du 5 décembre.

Pas de valeur légale

Tous les Toulousains – étrangers ou non – en âge de voter sont concernés par cette consultation. Une quinzaine de locaux sont mis à disposition du CoTRE par la municipalité de Toulouse qui ne participe néanmoins pas directement à cette initiative purement citoyenne. Samedi, les électeurs pourront ainsi déposer leur bulletin dans la cour Henri IV du Capitole où sera aménagé un bureau de vote.

Si cette votation n’aura pas de valeur légale, ni de conséquence directe sur la législation actuellement en vigueur, elle constituera une indication intéressante et pertinente sur le sentiment des Toulousains à ce sujet. A condition toutefois que ceux-ci jouent le jeu à fond et votent en masse d’ici la fin de la semaine.

A l’heure actuelle, en France, seuls les citoyens communautaires sont autorisés à participer aux élections locales. En mars dernier, une proposition de loi socialiste visant à donner le droit de vote et d’éligibilité aux étrangers non communautaires aux élections municipales avait été repoussée à l’Assemblée nationale.

 

Philippe Peter

 

France-Soir, jeudi 4 novembre 2010

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