La mairie de Paris vient de lancer le logiciel du tri qui répertorie quelque 1.000 déchets. Il a pour vocation à aider les particuliers dans leur démarche écologique.

Dans quel bac jeter une boîte de conserve ? Le polystyrène est-il recyclable ? Que faire des déchets souillés ? Autant de questions que ne se posent plus les plus fervents partisans du tri, mais qui taraudent encore la majorité des particuliers, encore trop souvent mal informés ou démotivés par la relative complexité du système de tri sélectif des déchets. Pour tenter de répondre à leurs interrogations, la mairie de Paris vient de lancer le « Mémo du tri », un logiciel qui répertorie plus de 1.000 déchets. Accessible à partir du site internet de la municipalité parisienne – www.paris.fr – cet outil simple et ludique vise à donner un coup de pouce à tous ceux qui choisissent de ne plus céder à la facilité en jetant l’intégralité de leurs ordures dans le fameux bac vert.

Interactif et évolutif

Pour obtenir une information sur un déchet et son éventuel recyclage, il suffit de décrire, en un mot, le type d’emballage (comme une bouteille en verre ou un pot en plastique), ainsi que son ancien contenu (par exemple de la bière ou du lait). Le logiciel indique ensuite dans quel bac (vert ou jaune) il doit être jeté. Il précise également quels sont les moyens d’éliminations des encombrants.

Interactif, le « Mémo du tri » ambitionne d’évoluer grâce à la contribution des internautes. Le logiciel prendra ainsi progressivement en compte les remarques et les ajouts les plus pertinents des éco-citoyens. Le lancement de ce nouvel outil s’est par ailleurs accompagné de la distribution aux gardiens d’immeubles sociaux d’un guide rappelant les consignes de tri et le fonctionnement des collectes.

Plutôt que d’opter directement pour un système répressif, la mairie de Paris a donc choisi la voie de la pédagogie pour inciter les habitants de la capitale à trier plus et, surtout, mieux. Car, il faut bien le dire, de trop nombreux bacs jaunes sont encore refusés au moment de leur collecte du fait des mauvaises pratiques de personnes qui pensent souvent bien faire.

 

Philippe Peter

 

France-Soir, jeudi 21 octobre 2010

Publicités