En 2012 sera inauguré le Louvre-Lens, antenne décentralisée du célèbre musée national. Tout un symbole pour une ville en pleine mutation.

L’étendue du site est impressionnante. Le Louvre-Lens, future antenne décentralisée du grand musée parisien, occupera en effet l’emplacement de l’ancienne fosse 9-9bis, soit un vaste espace d’un kilomètre de long et d’une superficie de 20 hectares. Cet équipement culturel de premier ordre disposera d’une surface d’exposition de 6.000 m2. Tout autour, un parc public en fera un lieu à part, sorte de poumon vert en plein cœur de l’agglomération lensoise et de ses 500.000 habitants. Le bois de Liévin, en partie intégré à l’ensemble, ainsi que 6.000 nouveaux arbres et de nombreux plans d’eau complèteront le panorama.

550.000 visiteurs

Au cœur de cette immense construction blanche, un grand hall vitré fera office d’accueil pour les visiteurs et les chercheurs, mais aussi de point d’ancrage pour les différents halls d’exposition. Le plus important, la Galerie du temps, mesurera 120 mètres de long et abritera environ 230 œuvres présentées de manière strictement chronologique pour une meilleure compréhension de l’évolution des styles et des techniques. Son appendice, le Pavillon de verre, a été conçu comme un espace de repos, mais abritera tout de même une cinquantaine d’œuvres destinées à offrir un autre regard aux visiteurs. Il se veut être une projection de la Galerie du temps et devrait laisser plus de place à l’art contemporain. Tous les six mois, une nouvelle exposition temporaire d’environ 170 œuvres sera proposée au public. La première devrait avoir pour thème la Renaissance. Des ateliers pédagogiques, destinés aux enfants, de même qu’un auditorium complèteront l’ensemble.

Afin de préparer au mieux l’accueil des 550.000 visiteurs attendus chaque année au Louvre-Lens, la région a également créé Euralens, une structure regroupant des acteurs politiques, économiques, touristiques et culturels. L’inauguration du musée, prévue en 2012, devrait donc s’accompagner de la création d’un tramway et, à plus long terme, d’une liaison ferroviaire à grande vitesse avec Lille. Le Louvre-Lens, dont la construction coûtera la bagatelle de 150 millions d’euros, s’inscrit également dans la dynamique initiée par l’association Bassin minier uni et qui vise le cassement de ce territoire au patrimoine mondial de l’Unesco.

de notre envoyé spécial à Lens, Philippe Peter

France-Soir, mardi 31 août 2010

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