Détenue à 51 % par les indépendantistes, elle entrera comme prévu en service début 2012.

Le chantier de l’usine de traitement de nickel de Koniambo, dans le nord de la Nouvelle-Calédonie, avance à grands pas. « 60 % des travaux ont déjà été réalisés », a expliqué hier Dominique Dionne, membre du conseil d’administration de Koniambo Nickel SAS (KNS). « Nous confirmons que nous respecterons les échéances et que la première coulée de nickel aura lieu au cours du premier semestre 2012 ».

Les premiers des 17 modules de l’usine, fabriqués en Chine, devraient arriver dans l’archipel entre le 7 et le 12 septembre. Ils seront ensuite progressivement assemblés et équipés. 2.300 personnes travaillent déjà sur le chantier. Elles seront 6.000 d’ici quelques mois lors de l’aménagement de l’usine métallurgique et de la centrale électrique, équipements indispensables au bon fonctionnement de l’unité de production de Koniambo, qui deviendra l’une des plus importantes de l’île avec une capacité annuelle de 60.000 tonnes de nickel.

L’usine de Koniambo est détenue à 51 % par la Société minière du Sud Pacifique (SMSP), gérée par les indépendantistes de la province Nord, et à 49 % par le géant anglo-suisse Xstrata Nickel (auparavant par Falconbridge), qui a déjà dépensé deux milliards de dollars sur un investissement total de 3,85 milliards. Ses retombées économiques sur l’archipel, qui détient un quart des réserves mondiales de nickel, sont estimées à ce jour à 50 milliards de francs pacifique (419 millions d’euros).

L’unité de Koniambo est l’un des deux projets validés par les accords de Nouméa de 1998. L’usine de Goro, dans la province Sud, détenue par le brésilien Vale, est entrée en service en 2009.

Philippe Peter

France-Soir, vendredi 27 août 2010

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