Les travaux de construction d’un nouveau centre de stockage de déchets radioactifs vont débuter en juin sur le site de la centrale nucléaire du Bugey (Ain). Situé sur la commune de Saint-Vulbas, il « accueillera des déchets dits de moyenne activité à vie longue » provenant de neuf réacteurs nucléaires anciens, nous a indiqué Caroline Muller, d’Electricité de France. Construits dans les années 1950 et 1960, ceux-ci sont actuellement à l’arrêt et vont prochainement être démantelés.

Les 482 tonnes de déchets qui seront enfouis au Bugey sont pour l’essentiel constitués de composants métalliques radioactifs. Elles ne représentent que 0,05 % des 965.000 tonnes de gravas générés par la destruction des réacteurs UNGG (uranium naturel graphite gaz) du Bugey, de Chinon (Indre-et-Loire) et de Saint-Laurent-des-Eaux (Loir-et-Cher), du réacteur à eau sous pression de Chooz (Ardennes), de celui à gaz et eau lourde de Brennillis (Finistère) et enfin du désastreux réacteur à neutrons rapides Superphénix, situé à Creys-Malville (Isère).

Ces déchets sont prévus pour être entreposés à terme « en couche géologique profonde », soit à 500 mètres sous la surface de la terre. Ce mode d’enfouissement étant pour l’heure encore à l’étude, notamment sur le site de Bure (Meuse), il fallait trouver une solution alternative, au moins jusqu’à l’ouverture d’un centre de stockage définitif, prévu à l’horizon 2025.

Au Bugey, EDF aménagera un local temporaire mais sécurisé implanté en sous-sol. Il entrera en service « fin 2013, début 2014 » et devrait être utilisé au minimum une douzaine d’années.

Philippe Peter

France-Soir, mardi 27 avril 2010

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