Le débat public concernant le projet d’implantation d’un parc de 140 éoliennes dans la Manche vient tout juste de s’ouvrir au Tréport (Seine-Maritime). Il devrait durer environ quatre mois. D’une puissance de 700 mégawatts, cet ambitieux chantier, présenté par la Compagnie du Vent – filiale de GDF-Suez – se situerait à quatorze kilomètres au large des côtes françaises, entre Criel-sur-Mer (Seine-Maritime) et Cayeux-sur-Mer (Somme). Deux zones d’installation alternatives seront également étudiées, l’une plus proche du rivage et l’autre plus éloignée.

Si ce parc éolien fait à peu prêt l’unanimité du côté de la classe politique – il est notamment soutenu par les élus PS, Verts et UMP – il est par contre fortement décrié par les marins-pêcheurs de la région qui lui reprochent de faire disparaître 84 km2 de zones de pêche. Les embarcations devront également effectuer un détour de quatre kilomètres puisque l’accès au site sera strictement interdit. Des revendications jugées légitimes par Alain Longuent, maire (PCF) du Tréport, qui estime que le parc éolien risque de pénaliser sa ville et plus particulièrement les familles qui vivent de la pêche.

Certaines associations de protection de l’environnement ont également manifesté leur opposition au projet, dénonçant son impact visuel qu’elles qualifient de catastrophique. Un argument avancé de manière récurrente par les opposants à l’énergie éolienne qui ne proposent toutefois pas de réelle solution alternative.

Ph. P.

France-Soir, vendredi 30 avril 2010

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