Un jeune Parisien de 25 ans a été embauché par la ville de Suresnes pour s’occuper des 4.800 pieds de vigne municipale.

Fin décembre, nous vous informions que Suresnes s’était mise en quête d’un vigneron (voir notre édition du mardi 22 décembre 2009). Plusieurs postulants s’étaient montrés intéressés par l’offre de la municipalité des Hauts-de-Seine, mais c’est finalement la candidature d’un jeune viticulteur de 25 ans qui a été retenue. Antoine Chopin, c’est son nom, prend donc désormais soin des 4.800 pieds de vigne municipale plantés sur les pentes du Mont-Valérien. Ce Parisien de naissance, ancien élève du lycée Henri IV, s’est destiné à la viticulture à l’âge de 20 ans. Sa vocation ? Il la doit à des parents épicuriens et, surtout, à l’héritage que lui a laissé son grand-père, chimiste de profession, qui exploitait par passion quatre hectares de vigne à Villié-Morgon, dans le Beaujolais.

Après avoir intégré l’Institut national agronomique en 2005, Antoine Chopin est parti réaliser sa spécialisation en viticulture-œnologie à Montpellier (Hérault). Il a ensuite cumulé les expériences au sein de domaines français prestigieux (tel le Château Gazin, dans le Pomerol) ou encore à l’étranger, en l’occurrence au domaine Carrick, en Nouvelle-Zélande.

Améliorer la qualité

Le jeune homme a posé ses valises à Suresnes il y a quelques semaines seulement mais commence déjà à s’habituer au domaine d’un hectare dont il a désormais la charge. S’il n’a pour l’instant effectué que de menus travaux de taille, ses missions vont se diversifier dès le mois d’avril avec la pousse de la vigne. Il devra dès lors procéder à l’embourgeonnage des pieds et appliquer les traitements éventuels, tout en surveillant la croissance des pieds avec grande attention. Il se chargera également du filtrage et de la mise en bouteille du millésime 2009, actuellement encore en cuves.

Suresnes s’est mis en tête d’obtenir pour son vin le label d’identité géographique contrôlée. Pour cette ville des Hauts-de-Seine, dont l’origine du vignoble remonte au 3e siècle, l’arrivée d’un vigneron employé à plein temps était donc un premier pas à franchir. Reste désormais à améliorer la qualité du vin (le vignoble est à 80 % composé de chardonnay) qui est, pour l’instant, le seul d’Ile-de-France autorisé à la vente. Un objectif qui ne semble pas effrayer Antoine Chopin.

Philippe Peter

France-Soir, mardi 16 mars 2010

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