La ville de Sarreguemines est désormais inscrite au panthéon du label Villes et villages fleuris après avoir obtenu sa quatrième fleur. Une performance que n’ont égalé que trois autres communes françaises.

Après plusieurs tentatives avortées, la ville de Sarreguemines (située à 80 kilomètres de Metz) vient d’atteindre le dernier palier du label Villes et villages fleuris en conquérant sa quatrième fleur. Seules les communes de Quetigny (Côte-d’Or), Montpellier (Hérault) et Saint-Gervais (Haute-Savoie) ont égalé cette année cette performance exceptionnelle. « C’est la consécration suprême », s’enthousiasme Céleste Lett, député-maire (UMP) de Sarreguemines. « Les trois premières fleurs ont été assez faciles à obtenir. La quatrième et dernière s’est fait un peu attendre, mais à force de travail et de persévérance nous l’avons finalement décrocher ». Bénéficiant notamment de crédits européens, cette ville de 22.000 habitants a misé sur son patrimoine – notamment sa tradition faïencière – pour séduire le jury en réalisant notamment un Jardin des faïenciers, mélange habile et harmonieux de sculptures et d’arrangements floraux. « Cette quatrième fleur est pour nous un sérieux atout touristique », explique Céleste Lett. « Elle vient récompenser les efforts conjoints de tout le personnel municipal, des jardiniers, des agents d’entretiens, mais également ceux des habitants qui jouent le jeu depuis plusieurs années ».

Critères environnementaux

Le label Villes et villages fleuris et ses célèbres panneaux jaunes installés à l’entrée des communes fête cette année ses cinquante ans. Depuis sa création, « nous sommes passés de 600 villes et villages à plus de 12.000 candidats », Paris étant « hors-concours » pour des raisons de taille, annonce fièrement Chantal Lambert, directrice du Conseil national des villes et des villages fleuris (CNVVF). L’obtention de ce label ayant des incidences positives sur la fréquentation touristiques lauréates, il est très prisé des élus, même si certaines communes se sont lassées de cette courses effrénée aux récompenses.

Créé en 1959 par le ministère du Tourisme, ce prix avait à l’origine pour but de pousser les communes à améliorer leur aménagement urbain en le rendant plus agréable d’un point de vue purement esthétique. Par la suite, les critères de notation ont évolué et l’environnement a pris le pas sur la beauté. L’obtention du label requiert désormais une politique d’économie de l’eau, de l’énergie et d’éradication des pesticides et autres engrais.

Le concept a fait des petits puisque douze pays participent chaque année au concours européen « Entente florale », créé en 1975 pour promouvoir l’environnement des villes et des villages d’Europe.

Philippe Peter

France-Soir, jeudi 4 mars 2010

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