Dès aujourd’hui, les amateurs de mousse peuvent déguster la nouvelle cuvée de la bière de Printemps, un breuvage léger et parfumé.

Comme chaque année en ce début de mois de mars, la bière de Printemps fait son grand retour dans les bars et les grandes surfaces. Légère, fruitée et désaltérante, elle annonce la fin des rigueurs de l’hiver et le retour de la belle saison. Autrefois connue sous le nom de bière de Mars, ce breuvage serait né, selon la légende, au XIVe siècle, à Arras. Élaboré à partir des malts issus des dernières récoltes d’orge et des houblons fraîchement cueillis, elle était brassée au début de l’automne, conservée en cave durant l’hiver pour être finalement servie, une fois arrivée à maturité, dès l’apparition des premiers bourgeons. « Nous fabriquons de la bière de Printemps depuis 1991 », explique Raymond Duyck, arrière-petit-fils du fondateur de la brasserie du même nom créée en 1922 à Jenlain. « C’est une bière qui tranche avec nos produits habituels, très denses et plus riches ».

Produit attendu

De l’autre côté de la France, dans le Bas-Rhin, plusieurs établissements perpétuent également cette tradition. « Autrefois, nous produisions de la bière de Mars chaque année », raconte Michel Haag, PDG de la brasserie Météor, fondée en 1640 à Hochfelden (à une trentaine de kilomètres de Strasbourg). « Cette pratique ancestrale s’est interrompue dans les années 50 pour renaître trente ans plus tard et depuis nous la perpétuons scrupuleusement ». S’il avoue que la bière de Printemps n’a plus grand chose à voir avec la boisson d’origine – les ingrédients utilisés ne sont plus les mêmes et les temps de garde sont très réduits – le patron de la dernière brasserie indépendante d’Alsace précise que c’est « un produit très attendu chaque année par les consommateurs ».

Disponible jusqu’à la mi-avril, la bière de Printemps, dont la sortie est chaque année annoncée à grands renforts d’animations et d’opérations de communications, ne représente pourtant qu’un très faible pourcentage de la production de ces deux entreprises. « Nous en élaborons 1.000 hectolitres par an », indique Raymond Duyck. « Sachant que notre production globale atteint les 100.000 hectolitres, c’est une bière qui est assez décevante en terme de volume ». « Mais c’est un produit qu’on aime et que nous comptons conserver dans notre gamme », précise Michel Haag.

www.duyck.com

www.brasserie-meteor.fr

Philippe Peter

France-Soir, lundi 1er mars 2010

Publicités