Marine Pohl et Anaïs Noël pratiquent le babyfoot depuis huit ans. Elles viennent de décrocher le titre suprême lors de la troisième coupe du monde qui s’est tenue le week-end dernier à Nantes.

« Nous sommes vraiment très contentes ! Nous avons donné le meilleur de nous-même et ça a payé », confie Anaïs Noël, quelques minutes à peine après la victoire de l’équipe de France féminine lors de la troisième coupe du monde de babyfoot qui s’est tenue le week-end dernier à Nantes. Cette jeune Marseillaise de 26 ans a de quoi être fière puisqu’en plus de ce titre tant convoité, elle a décroché avec son acolyte, Marine Pohl, une deuxième place plus qu’honorable en double lors du championnat du monde individuel. Après avoir éliminé les Italiennes, les Tchèques et les Bulgares, elles avaient malheureusement buté, aux portes du paradis, contre un solide duo allemand. Une défaite très vite oubliée par les deux jeunes femmes qui ont su relever avec force et concentration leur ultime défi, à savoir une finale de coupe du monde des nations, qui s’est jouée dimanche. Aux côtés de leurs coéquipières, elles ont battu, avec brio, l’équipe britannique en trois manches, sans en concéder aucune.

Prendre du plaisir

Un week-end riche en émotion et en succès donc pour les deux joueuses marseillaises qui pratiquent le babyfoot depuis huit ans. « J’ai commencé à jouer au lycée, après les cours. Ça m’a tout de suite plus. Il y a des gens de tous les milieux et j’aime cette ambiance très conviviale », explique Anaïs Noël. « Au début, ce n’était pas toujours facile car le babyfoot est plutôt un milieu de garçons. Du coup, les filles, beaucoup moins nombreuses, n’étaient pas vraiment considérées comme des joueuses à part entière », ajoute Marine Pohl, qui a débuté au club de Nice. Au fur et à mesure, elle se fait néanmoins accepter par ses coéquipiers masculins. « Ils ne sont pas machos, ils aiment juste nous protéger », plaisante-t-elle.

Les deux amies, qui étaient déjà vice-championnes de France, s’entraînent en dehors des heures de travail et doivent financer leurs déplacements sportifs, avec toutes les contraintes que cela comporte. « L’essentiel est de prendre du plaisir », confesse néanmoins Marine Pohl avec philosophie. Elle ne cache pas que le statut de joueuse professionnelle l’attire, même s’il est pour l’instant inenvisageable en France où il n’existe qu’une trentaine de clubs de babyfoot.

Philippe Peter

France-Soir, mercrdi 13 janvier 2010

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