Bruno Orlando vit sa passion pour Elvis Presley sans complexe et sans exubérance. Il part aujourd’hui pour un voyage de deux semaines sur les traces du King.

Sommelier à la retraite depuis peu, Bruno Orlando est un épicurien dans l’âme. Un assoiffé jusqu’à satiété des plaisirs simples d’une vie qui ne l’a pas toujours gâté. Un homme toujours en quête de la moindre source de bonheur à prendre et surtout à donner. Passionné d’Elvis Presley, il s’envole aujourd’hui en compagnie de 90 membres, comme lui, de l’association Elvis my happiness pour un voyage de deux semaines sur les pas du King. Ce road-trip les mènera de Memphis à Hawaï, en passant par Tupelo et bien sûr Graceland, la dernière demeure de l’artiste.

« J’ai envie de dire merci à Elvis de m’avoir donné tellement de bonheur », raconte Bruno Orlando, qui a découvert la musique du chanteur en 1960 en écoutant It’s now or never. « Ce morceau ne m’avait pas spécialement marqué, mais trois ans plus tard j’ai emprunté Loving you à ma voisine et cela a été le véritable déclencheur ». Passionné, l’ancien sommelier de 63 ans, qui réside aux Lilas, n’en est pas pour autant devenu un adulateur hystérique. Il avoue d’ailleurs n’avoir replongé que récemment dans le monde du King. « Je suis allé voir la comédie musicale Elvis story en 2003 et cela a réveillé beaucoup de souvenirs ». Trois ans plus tard, Bruno Orlando adhère à Elvis my happiness et se rend une première fois aux États-Unis à l’occasion des trente ans de la mort de l’artiste. Il vit aujourd’hui son admiration sans exubérance et sans vénération, en gardant les pieds bien ancrés sur terre. « J’entends parfois des groupies dire qu’Elvis est l’homme de leur vie. C’est quelque chose que je ne comprends pas tant cela me paraît déconnecté de la réalité ».

Faire le spectacle

D’un naturel généreux, le « père Bruno » aime faire le spectacle mais il ne « cherche à éblouir personne, juste à faire plaisir ». Fidèle à lui-même, il a donc préparer un impressionnant attirail d’accessoires en tous genres qu’il emmènera avec lui sur la route de Memphis : banderoles, drapeaux américains et français ou encore couronnes (un clin d’œil au King). « Pour moi, c’est un jeu, je m’amuse. Je ne me prends pas au sérieux ». Bruno Orlando aura en tout cas encore de quoi assurer « le show ».

Philippe Peter

France-Soir, mardi 5 décembre 2009

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