Un nouvel outil de géolocalisation a été testé par les pompiers de Colomiers. Il permettra de les guider durant leurs interventions.

Les pompiers du Service départemental d’incendie et de secours (SDIS) de Haute-Garonne, basé à Colomiers, près de Toulouse, ont testé un nouvel outil de géolocalisation qui permettra, dans un futur proche, de guider à distance les soldats du feu durant leurs interventions sans visibilité. Ce système de localisation et navigation pour pompiers en intervention (désigné par le terme FILONAS, son sigle en anglais) est le fruit du travail de six PME toulousaines, de l’entreprise aérospatiale Thales Alenia Space et de l’Institut de recherche en informatique de Toulouse (IRIT). La phase de test, essentielle avant la commercialisation, permettra d’apporter quelques corrections et améliorations au prototype.

Si les pompiers utilisent déjà massivement le GPS durant leurs missions, ils ne disposent pour l’instant pas d’un outil à la fois précis et très réactif. Le FILONAS « servira d’aide à la navigation aux engins de secours qui partent en intervention », explique le colonel Éric Candas, directeur adjoint du SDIS. « Ce sera une sorte de super GPS car il est capable de s’adapter en temps réel à l’évolution de la circulation routière ».

Géolocaliser les pompiers

Ce nouvel outil servira surtout à assurer une meilleure sécurité aux soldats du feu durant leurs opérations sur le terrain. « Une fois que la base de donnée sera complète, nous pourrons littéralement géolocaliser nos hommes, par exemple dans un bâtiment ». Le FILONAS permettra au chef de l’opération de guider ses hommes à travers une épaisse fumée grâce à un plan virtuel en 3D et de les repérer en cas de coup dur. Ce matériel révolutionnaire se présente pour l’instant sous la forme d’un PDA (assistant numérique personnel), un matériel encore trop encombrant et très fragile qu’il n’est pas possible d’utiliser de manière optimale en conditions extrêmes. « D’ici quelques temps, l’appareil sera plus léger et mieux adapté à nos missions et pourra être commercialisé ». Environ 2,2 millions d’euros ont été investis pour développer ce système qui est actuellement également éprouvé par les pompiers de la ville de Chongqing, en Chine.

Philippe Peter

France-Soir, jeudi 26 novembre 2009

Publicités