A Gertwiller, les touristes sont invités à un voyage au pays des douceurs et des traditions.

Les fêtes de fin d’année et leurs coutumes culinaires approchent à grands pas. En Alsace, la tradition du pain d’épices est encore bien vivace, même si les multiples friandises qui apparaissent habituellement sur les rayons des supermarchés en cette période de Noël gagnent chaque année un peu plus de terrain. Ainsi, le jour de la Saint Nicolas, fête très importante dans le folklore alsacien, les enfants reçoivent en cadeau des oranges et du pain d’épices. Rebelote à Noël où les précieux gâteaux sont déclinés sous toutes les formes et toutes les couleurs.

Bien décidée à perpétuer cette tradition ancestrale dont la fabrication en Alsace remontrait au XVe siècle, la maison Fortwenger, fondée en 1768, a récemment inauguré son palais du pain d’épices. Installé juste à côté de son atelier de fabrication, dans le petit village de Gertwiller (situé à une quarantaine de kilomètres de Strasbourg), il invite les visiteurs à un voyage au pays des douceurs et des saveurs. « Il n’était en aucun cas question pour nous de faire un musée car nous considérons que le pain d’épices est un produit qui a de l’avenir », explique Steve Risch qui gère l’entreprise familiale avec ses parents. « Nous avons voulu faire un lieu de découverte à la fois moderne et jeune, tout en respectant les traditions liées à notre produit ».

Guidés par le Männele

Neuf mois de travaux et 1,2 millions d’euros ont été nécessaire à l’édification de ce temple entièrement dédié au pain d’épices. Guidé par le Männele (littéralement « petit homme » en dialecte), maître des lieux et mascotte de l’entreprise, on y entre par une porte d’armoire qui débouche sur un grenier. Avec ses murs vieillis et ses planches en bois, cette salle constitue la partie musée du palais. L’explorateur arrive ensuite dans une cuisine, où se mêlent les odeurs de miel, de farine et d’épices, avant d’entrer dans la chambre de leur hôte. Les enfants y sont invités à chercher où se cache le Männele et à se plonger dans ses songes. Plus loin, une porte s’ouvre sur un jardin façon Charlie et la chocolaterie dans lequel se dresse un mur de miel de neuf mètres du haut duquel dégouline le précieux nectar doré. « Nous voulons initier les enfants à ce produit simple mais noble », précise Steve Risch. La visite s’achève bien sûr par le magasin de vente qui regorge de pains d’épices de toutes sortes et de bredele, les petits gâteaux de Noël alsaciens. De quoi titiller nos papilles en attendant les fêtes.

Renseignements : www.fortwenger.fr

 

Philippe Peter

France-Soir, mercredi 18 novembre 2009

Publicités