L’église du village de Triembach-au-Val a été envahie la semaine dernière par de véritables essaims de mouches. Les offices religieux ont dû être déplacés dans la salle des fêtes.


La quiétude de Triembach-au-Val, une commune de 500 habitants située en plein cœur du Val de Villé, a été troublée par un phénomène aussi rare que rebutant. En milieu de semaine dernière, les bénévoles chargés de l’entretien de l’église du village ont eu la désagréable surprise de découvrir que l’intérieur du bâtiment avait été littéralement envahi par des essaims de mouches. « C’était extrêmement impressionnant », raconte Jean-Georges Hirschfell, maire de Triembach-au-Val. « Il y avait des mouches partout notamment sur les vitraux, les tableaux et les chaînes auxquelles sont accrochés les luminaires qui étaient comme vivantes. Dans les angles et au plafond, les insectes s’étaient agglutinés les uns aux autres et formaient de grosses boules grouillantes de la taille d’une balle de handball », se souvient-il avec dégoût.

Les bénévoles avaient constaté une recrudescence du nombre de mouches depuis plusieurs jours mais personne ne s’attendait à un tel déferlement. « Nous ne pouvions pas rester très longtemps dans l’église car nous étions immédiatement assaillis par des dizaines de bestioles », décrit l’édile. Pour régler au plus vite ce problème, il décide de faire appel à une société spécialisée chargée d’éradiquer les insectes. « Nous avons dû déménager tout ce qui était à l’intérieur de l’édifice notamment ce qui se trouvait dans la sacristie, ainsi que les plantes », explique Jean-Georges Hirschfell. « Nous avons ensuite isolé l’église dans laquelle ont été disposés des fumigènes censés asphyxier les mouches ». La bâtisse a été mise en quarantaine du jeudi au dimanche, en attendant que ce traitement de choc fasse son effet. Durant ce laps de temps, les offices religieux ont été célébrés dans la salle des fêtes.


Sept kilos de mouches


Lundi matin, c’est un spectacle de désolation que découvre l’équipe de volontaires préposée aux ramassage des cadavres. « Il fallait avoir le cœur bien accroché car il y avait des dizaines de milliers d’insectes qui jonchaient le sol », se remémore l’élu. « Nous avons sorti plus de sept kilos de mouches que nous avons ensuite détruit par le feu ».

L’origine de cette invasion reste inconnue. La toiture et le parquet du grenier avaient récemment été refaits à neuf et aucun cadavre d’animal n’a été trouvé. « Nous supposons que les conditions atmosphériques idéales – une forte humidité couplée à des températures très clémentes pour la saison – ont favorisé la prolifération des insectes dans l’église », conclut Jean-Georges Hirschfell qui espère ne pas avoir à faire face à une deuxième offensive de bestioles bourdonnantes.

Philippe Peter

France-Soir, jeudi 8 octobre 2009

Publicités