Le secteur du jardinage pèse plus de 6 milliards d’euros


Quasiment inexistant avant les années 70, le marché du jardinage s’est depuis largement développé. Les magasins spécialisés et les grandes surfaces représentent aujourd’hui 85% des ventes.


La vente de semis, de terreaux ou encore de matériel de jardinage était, jusqu’à il y a peu, réservée aux seules boutiques et magasins spécialisées. Toutefois, avec une chiffre d’affaire cumulé évalué à 6,105 milliards d’euros, ce marché est depuis quelques années devenu un secteur porteur dans lequel se sont massivement engouffrées les grandes surfaces. Et sa progression, estimée à 8,4% entre 2002 et 2007, n’a pas fini d’attiser les convoitises.

Outre les supermarchés, les magasins de bricolage et les points de vente traditionnels, une demi-douzaine d’enseignes se partagent aujourd’hui ce marché fructueux. Actuel leader dans le domaine des jardineries, le groupe Jardi Enseignes et son porte- étendard Jardiland, affichent une santé de fer avec un chiffre d’affaire de 750 millions d’euros en 2008. Créé en 1973, il n’était à ses débuts qu’une simple centrale d’achat puis s’est rapidement développé avec l’essor du jardinage dans les années 80. Il s’est également implanté à l’étranger (Espagne et Portugal) où ce marché n’en est pour l’instant qu’à ses prémices.

Parmi ses principaux concurrents (Gamm Vert, Truffaut…), Botanic semble être le mieux placé. Spécialisée dans les produits « zéro-pesticides », un créneau particulièrement prometteur, cette chaîne de 59 magasins est déjà la deuxième en France. Avec une croissance à deux chiffres et un chiffre d’affaire de 290 millions d’euros en 2007, elle espère bien prochainement prendre la place de l’indétrônable Jardiland.

Philippe Peter

France-Soir, samedi 26 septembre 2009

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