Doyen des magazines d’information de la chaîne M6, Turbo revient, dès dimanche, avec un nouveau concept. Plus proche des automobilistes avec des rubriques inédites et une interactivité renforcée, il change d’horaire et de format. Dominique Chapatte, présentateur historique de l’émission, expose les innovations de la rentrée.

FRANCE-SOIR. Quelles sont les nouveautés introduites cette saison dans Turbo ?
DOMINIQUE CHAPATTE.
Contrairement aux années précédentes, Turbo sera désormais diffusé le dimanche à 11 h 50. Nous changeons également de format puisque nous passons de 30 à 60 minutes, ce qui nous a poussés à modifier en profondeur la conception de l’émission. Plus d’actualités, des infos insolites, du people et toujours des essais comparatifs qui sont notre marque de fabrique.

Vous allez aussi développer des rubriques interactives ?

En effet, nous avons voulu renforcer l’interactivité de l’émission. Turbo ne sera désormais plus uniquement une vitrine chargée de présenter les nouveautés des constructeurs. Le magazine se mettra réellement au service des automobilistes. Ils en deviendront les acteurs. Nous donnerons la parole aux internautes afin qu’ils nous parlent de leurs expériences, des problèmes qu’ils rencontrent avec leur véhicule. Certains auront même le privilège de participer avec nous aux tests des nouveaux modèles. Enfin, nous avons créé une nouvelle rubrique juridique qui aura pour mission d’aider les téléspectateurs à résoudre d’éventuels problèmes liés à l’achat, l’utilisation ou la vente de leur voiture.

L’émission proposera cette année une rubrique consommation et un point sur l’actualité écologique de l’automobile ? Ce sont des thèmes qui vous paraissent essentiels aujourd’hui ?
Bien sûr, ces deux questions sont fondamentales. Nous essayerons de donner de bons tuyaux à nos téléspectateurs, qui sont également des consommateurs, tout en mettant en avant les évolutions existantes en matière de technologie écologique.

Turbo devient plus grand public alors qu’il était auparavant plutôt considéré comme un magazine de spécialistes. Est-ce une volonté de votre part ?

Aujourd’hui, nos téléspectateurs s’intéressent moins aux nouveautés des firmes de luxe ou aux équipements dernier cri. Ils réclament des informations sur la fiscalité, sur l’évolution des prix de l’essence ou encore sur le coût de l’entretien de leur véhicule. Ils ont une approche totalement différente de leur voiture, beaucoup moins adulée qu’auparavant. De plus en plus de gens y voient surtout un objet coûteux mais dont ils ne peuvent pas se passer. Nous nous devons de répondre à leurs attentes.

Comment vous placez-vous face à Auto-Moto, votre concurrent direct diffusé sur TF1 ?
Les deux émissions sont totalement différentes. Elles n’adoptent pas du tout la même approche et cela depuis longtemps. Auto-Moto traite par exemple de sport auto, ce qui n’est pas le cas de Turbo qui s’est depuis longtemps concentré sur l’automobile.

Vous attaquez votre 23e saison à la tête de Turbo. Etes-vous toujours aussi enthousiaste que lors de son lancement en 1987 ?
Bien sûr. C’est un nouveau challenge pour moi. Changer totalement de formule est à la fois très motivant et extrêmement lourd à gérer. De plus, la durée de l’émission double. Nous ne pouvons évidemment pas nous contenter d’allonger les séquences existantes ou de simplement les multiplier par deux. Il nous fallait totalement repenser la formule. C’est toujours très intéressant même si j’appréhende un peu l’émission de dimanche !

Quelle est la voiture de vos rêves ?
J’ai testé à peu près 2.700 modèles de voiture tout au long de ma carrière. Le choix est difficile à faire mais je pense que j’opterais pour la Bentley GT Continental. C’est une merveille qui allie à la fois toutes les qualités esthétiques des anciens modèles de la marque et les technologies du XXIe siècle. J’ai déjà eu l’occasion de la conduire mais elle est malheureusement hors de prix !

Turbo
, chaque dimanche (à partir du 6 septembre) à 11 h 50 sur M6

Philippe Peter

France-Soir, samedi 5 septembre 2009

Publicités