Patrick Timsit coprésidera aujourd’hui une soirée de bienfaisance au profit de la recherche contre la sclérose en plaques avec le soutien des forains de la Fête au Bois. L’acteur revient sur son engagement aux côtés de Dominique Farrugia, président de l’association Risep, organisatrice de l’événement.

Recherche internationale sur la sclérose en plaques (Risep) a été créée en mai 2007 par le producteur et ex-Nuls Dominique Farrugia, président de l’association et atteint de cette maladie, et l’humoriste Patrick Timsit. Elle a pour objectif de promouvoir la recherche médicale sur la sclérose en plaques, maladie neurologique qui s’attaque au système nerveux central et dont les causes sont encore mal connues. Les deux artistes présideront ce soir un rendez-vous exceptionnel baptisé « Faites la fête à la sclérose en plaques », lors de l’inauguration de la Fête au Bois. Evidemment, les bénéfices seront intégralement reversés à Risep.


FRANCE-SOIR. Quels sont les objectifs de l’association Risep ?
PATRICK TIMSIT.
Le but de l’association est avant tout d’aider les chercheurs. Ce n’est pas la première à avoir été créée mais ce n’est pas non plus juste une association de plus. Il en existe déjà d’autres qui se chargent du soutien direct aux malades ou du financement de la recherche comme par exemple l’Arsep (Association pour la recherche sur la sclérose en plaques). Ces associations font toutes un excellent travail. Le but de Risep est plutôt de créer une banque de données, de mettre en relation ces associations avec les spécialistes, voire d’organiser des rencontres entre chercheurs. Il nous faut bien sûr aussi collecter des fonds et c’est pourquoi nous organisons des opérations caritatives dont les bénéfices sont intégralement destinés au financement de la recherche.

Quels sont les projets de Risep ?
L’idée est surtout d’accentuer la recherche sur les traitements. Cela avance bien mais ils ont encore beaucoup d’effets secondaires très lourds. Nous voulons aussi améliorer la collaboration entre les différentes équipes de médecins, y compris lorsqu’elles travaillent sur des maladies différentes. Nous nous sommes en effet rendu compte que certains traitements contre la sclérose en plaques pouvaient être utilisés pour lutter contre d’autres maladies touchant, par exemple, la moelle épinière. Il faut inciter les chercheurs à partager leurs résultats.

Comment le projet de la soirée « Faire la fête à la sclérose en plaques » a-t-il pris forme ?
L’idée était de faire quelque chose de ludique, d’informer les gens tout en les accueillant dans une ambiance festive. Il fallait surtout éviter une soirée glauque. Il y a quelque temps, j’ai eu l’occasion de rencontrer Marcel Campion, le président des forains. Nous avons parlé de Risep et il m’a proposé de faire participer les forains à une grande opération de sensibilisation. Ils se sont tous mobilisés pour organiser cette soirée d’inauguration de la Fête du bois. Et puis, je suis également un grand fan de jazz manouche. Nous avons donc associé les deux. Les visiteurs pourront assister à un concert et accéder aux manèges tout en faisant un geste de solidarité pour les malades.

Dominique Farrugia souffre de la sclérose en plaques, d’où la raison pour laquelle il se sent particulièrement impliqué dans la lutte contre cette maladie.

La vie est parfois très difficile pour Dominique car les traitements sont lourds. Mais il travaille quand même. Je dirais même qu’il est hyperactif. Il vient de terminer un film, il travaille énormément dans la production et l’écriture. Il est malade mais il ne s’arrête pas pour autant. En cela, c’est un exemple à suivre. Il est plus que jamais rempli de vie.

Vous vous connaissez depuis longtemps tous les deux ?
Cela doit faire à peu près quinze ans que je connais Dominique. C’est très important pour moi de travailler avec lui sur ce projet et pour l’association Risep.

La notoriété aide-t-elle à sensibiliser les gens sur ce type de maladie ?
Il y a beaucoup de bénévoles et de chercheurs qui travaillent pour lutter contre les maladies et les fléaux qui nous touchent. Ils n’ont pas forcément besoin de nous. Nous sommes là pour donner un coup de main, notamment en leur permettant d’accéder aux médias et donc de se faire connaître.

Que pensez-vous de l’implication des people dans le caritatif ?
Je n’ai pas de leçon à donner. Chacun fait comme il veut et ce qu’il veut. Chacun a ou n’a pas de bonnes raisons de s’impliquer dans une association de bienfaisance.

Cet engagement est-il toujours sincère ou certains en font-ils une bonne opération de communication ?
Bien sûr que certains en profitent. C’est connu, mais je peux vous dire qu’ils ne durent pas. Ils ne restent pas. Je ne fais plus attention à ceux qui dénoncent systématiquement l’engagement des célébrités. C’est toujours très facile de critiquer et de ne rien faire. Moi, si je peux rendre service, je le fais volontiers. Après, ce que l’on pense de moi ou de ce que je fais, cela m’est égal. Nous sommes beaucoup à contribuer à d’autres œuvres caritatives sans que personne ne le sache ou n’en parle car nous n’avons pas forcément envie que cela se sache.

Rendez-vous : « Faites la fête à la sclérose en plaques », Fête au Bois, porte de la Muette, Paris (XVIe), à partir de 18 heures. Tarifs : 17 euros pour les adultes et 12 euros pour les enfants.

Propos recueillis par Philippe Peter

France-Soir, vendredi 28 août 2009

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