Alors que le Vélib vient juste de fêter ses deux ans, Bertrand Delanoë a franchi un nouveau cap en annonçant la mise en service prochaine d’Autolib, un système de location de véhicules électriques en libre-service.

La voiture est devenue une source de complications et de désagréments pour tous les citadins. Investissement lourd, coûts d’entretien, prix du carburant, difficultés pour trouver une place de parking, embouteillages… Autant d’éléments qui contribuent à plomber le budget des automobilistes et qui aggravent les problèmes de pollution qui touchent les villes. Le maire de Paris a donc décidé de s’attaquer à ce dossier à bras-le-corps en lançant l’Autolib.

Qualifié de « révolutionnaire » par Bertrand Delanoë, ce système de location de véhicules électriques en libre-service est prévu pour fonctionner 24 heures sur 24 dans plus de 1.000 stations réparties dans Paris et son agglomération. Il devrait permettre de limiter le nombre de voitures et de cyclomoteurs individuels polluants dans une ville où la majorité des déplacements ne dépassent pas trois kilomètres.

Après le Vélib, lancé avec succès il y a deux ans, le maire de Paris veut donc aller plus loin. Ce projet devrait d’ailleurs se concrétiser assez rapidement puisqu’un appel d’offres sera lancé « avant la fin de l’année ».

Il devrait dans un premier temps concerner un parc de 3.000 véhicules avec un objectif à moyen terme de 4.000 engins, tous électriques. Une centaine de bornes de rechargement seront aménagées dans la capitale. Le syndicat mixte Autolib, auquel 26 communes de la petite couronne ont déjà adhéré, sera quant à lui installé le 24 septembre. La mise en service d’Autolib est prévue pour la fin 2010 ou début 2011.

Le prix de l’abonnement n’est pas encore connu mais devrait se situer dans une fourchette allant de 15 à 20 euros par mois, auxquels il faudra ajouter les frais d’utilisation, fixés entre 4 et 6 euros la demi-heure.

« C’est la première fois au monde dans une grande ville » qu’un tel projet est envisagé, a expliqué l’édile socialiste. « Cela n’a été fait nulle part ailleurs, sauf en Allemagne », a-t-il précisé, évoquant l’expérience de la ville d’Ulm (Bade-Wurtemberg), qui compte 120.000 habitants. Rappelons néanmoins que des formules d’autopartage, dont le mode de fonctionnement est très proche, existent déjà, notamment à Lyon ou à Strasbourg.

Philippe Peter

France-Soir, mardi 15 septembre

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