Vingt ans après, le monstre de Baby Blood revient sur vos écrans. Le gore à la française est (enfin) de retour.

Les fans attendent cela depuis vingt ans. Le monstre sanguinaire de Baby Blood, sorti en 1990, revient enfin sur les écrans pour le plus grand plaisir des amateurs de films d’horreur. Jean-Marc Vincent (Wolfpack, Noël et les garçons) a succédé à Alain Robak, scénariste et réalisateur du premier opus, tandis qu’Emmanuelle Escourrou, le rôle-titre féminin, est la seule rescapée de l’ancienne équipe. Plus soigné, Lady Blood ne renie par pour autant ses origines. Les ingrédients qui ont fait le succès du cinéma gore dans les années 70 et 80 – avec ses dignes représentants comme George Romero ou encore Sam Raimi – sont bien réunis : une histoire basique, un méchant machiavélique, et surtout du sang et des membres arrachés à profusion.

Après avoir accouché d’un être maléfique dans le premier opus, Yanka (Emmanuelle Escourrou) a tenté de refaire sa vie. Mariée et mère d’une charmante petite fille, elle est devenue capitaine de police. Elle a peu à peu oublié son passé sanglant. Une série de meurtres étranges va, heureusement pour nous, l’y replonger. Des corps mutilés, liquéfiés et méconnaissables sont découverts un peu partout dans la ville. Les indices convergent vers la jeune femme, son histoire et cette affaire vieille de près de vingt ans que les enquêteurs n’étaient à l’époque pas parvenues à élucider. Le cauchemar recommence donc pour Yanka. Le monstre est de retour et elle est la seule à pouvoir l’affronter.

Lady Blood est avant tout un film à petit budget, un thriller avec un monstre, dans la droite ligne des sagas Evil Dead, Zombie ou Saw qui ont donné leurs lettres de noblesse au genre. Aussi curieux peut-être que cela puisse paraître, les producteurs ont également voulu en faire une œuvre écolo. Afin d’éviter tout gaspillage, ils ont veillé à ce que toute consommation soit juste et raisonnée. L’idée consistait à adapter au mieux les besoins de l’équipe de tournage et à optimiser le transport et la gestion des déchets. Grâce à ce dispositif, Lady Blood peut se targuer d’être le premier film éco-responsable de France.

Philippe Peter

France-Soir, mercredi 19 août 2009

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