Du 21 septembre au 30 novembre, les habitants d’Ile-de-France sont invités à observer la chute des feuilles et des fruits des arbres qui les entourent. Objectif : déterminer si l’automne arrive plus vite en ville qu’à la campagne.


Les arbres font partie de votre environnement, mais y prêtez-vous vraiment attention ? Ils sont pourtant de véritables baromètres du climat que Natureparif veut utiliser pour une grande enquête sur la biodiversité. Partant du constat que l’avènement du printemps est très décalé entre la ville et la campagne, l’agence régionale pour la nature et la biodiversité en Ile-de-France cherche à savoir s’il en est de même en ce qui concerne l’automne. Appréhender les phénomènes associés aux changements climatiques n’est néanmoins pas une mince affaire. Il faut en effet collecter des données sur de grandes surfaces et pendant une durée assez longue. Une entreprise titanesque que les équipes de Natureparif ne peuvent mener à bien toutes seules. Elles ont donc décidé de solliciter la bonne volonté des Franciliens en lançant la semaine prochaine la campagne « Étonnant automne ».

Un herbier virtuel


Du 21 septembre au 30 novembre, cette opération de science participative invitera tous les participants, spécialistes ou non, à relever les modifications liées à l’apparition de l’automne, en particulier ses effets sur 16 types d’arbres. Afin de faciliter leur reconnaissance, un herbier virtuel est déjà consultable sur le site internet de Natureparif. Les savants en herbe, tous volontaires et bénévoles, auront pour tâche d’observer, au jour le jour, la chute des feuilles et des fruits des arbres qui les entourent. Ces informations, qui devront ensuite être notées sur internet, seront progressivement synthétisées par les scientifiques responsables du programme.

On sait aujourd’hui qu’il fait toujours légèrement plus chaud en ville qu’à la campagne. L’activité humaine particulièrement importante (et grande émettrice de gaz à effet de serre) ainsi que la présence massive de matières minérales qui absorbent et retiennent bien la chaleur expliquent ce phénomène. Cette différence de température d’environ deux degrés en moyenne peut sembler anecdotique. Elle suffit en tout cas à empêcher la neige de tenir sur les toits des villes en hiver ! Plus sérieusement, ce surplus de chaleur a un impact direct sur le comportement et les cycles de développement de la faune et de la flore des villes. Les résultats de cette étude devraient être connus pour la fin décembre.

Renseignements et inscription : www.natureparif.fr


Philippe Peter

France-Soir, mardi 15 septembre 2009

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