Manifestation universitaire à Strasbourg hier. Photo Philippe Peter

Manifestation universitaire à Strasbourg hier. Photo Philippe Peter

À Strasbourg hier, 2000 à 3000, étudiants, enseignants et chercheurs, ont défilé, insatisfaits des discussions sur la réécriture du décret : « Les syndicats majoritaires (Snesup, CGT) n’y sont pas représentés », déplore un ingénieur de recherche au CNRS. Dominique Schontz, enseignant à l’IUT Louis Pasteur, dénonce les effets de la LRU : « Ce sont désormais les universités qui distribuent l’argent aux IUT, il y a eu des détournements, on a moins de moyens ».
Environ un millier d’étudiants ont prolongé la manifestation au-delà de la place Kléber. À l’approche de la gare, la gendarmerie mobile a repoussé le cortège avec matraques et gaz lacrymogènes. Il n’y a eu aucune sommation, alors que les étudiants n’avaient fait aucune provocation. Après un face à face plus calme avec les forces de l’ordre, les étudiants sont retournés vers le campus. Rendez-vous le 19 mars, pour la journée d’action interprofessionnelle.
À Colmar, une centaine de lycéens de Camille Sée ont répondu à l’appel des représentants de la coordination lycéenne indépendante, organisation alsacienne née durant les congés scolaires, visant à « structurer » le mouvement contre les réformes Darcos. Après avoir bloqué l’accès aux couloirs du lycée, des élèves ont manifesté dans les rues et devant la gare. Une cinquantaine de jeunes ont perturbé le trafic et distribué des tracts avant d’être dispersés par la police municipale.
À Mulhouse, une cinquantaine de manifestants ont déposé une lettre au bureau du maire, Jean-Marie Bockel pour qu’il prenne position sur le mouvement.

Corentin Bainier et Philippe Peter

L’Alsace, jeudi 12 mars 2009

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