Plusieurs milliers de militants sont regroupés dans le village. Photo Philippe Peter

Plusieurs milliers de militants sont regroupés dans le village. Photo Philippe Peter

« LA PAIX EST NOTRE COMBAT »

Federica, 22 ans (Italie): « La paix est un combat de tous les jours et l’Otan ne nous aide pas dans notre tâche, bien au contraire. » Cette militante pacifiste dénonce néanmoins les débordements : « Nous prônons donc des actions non-violentes de désobéissance. »

« AMBIANCE SÉCURITAIRE DÉSAGRÉABLE »

François, 26 ans (France): « Je fais partie des premiers villageois du camp autogéré ; au début, il a fallu enlever les bouts de verre qui traînaient et étaler la paille. » Ce Strasbourgeois cherche à fuir le centre ville : « Cette ambiance sécuritaire est désagréable. »

« TOUT SE PASSE BIEN AU VILLAGE »

Laura, 25 ans (Espagne) : « Le village est entièrement autogéré. Nous faisons la cuisine, nous essayons d’entretenir les WC et les points d’eau ; chacun donne ce qu’il peut. » Avec ses voisins, ils se cotisent pour aller faire quelques courses dans un supermarché : « Le problème est que nous sommes contrôlés dès que nous nous éloignons un peu du camp. »

« L’OTAN DÉCIDE DE LA GUERRE ET DE LA PAIX »

Mathias, 27 ans (Allemagne) : « La police allemande a retenu notre bus presque trois heures à la frontière ; trois de mes amis n’ont pas eu le droit d’entrer sur le territoire français. » Ce militant de gauche explique ses motivations pacifistes : « L’Otan décide de la guerre et de la paix et envoie ses troupes dans des pays où elles n’ont rien à faire, comme en Irak et en Afghanistan. »

« NOUS CRAIGNONS UNE INTERVENTION POLICIÈRE »

Robert, 24 ans (Allemagne) : « Tout se passe bien pour l’instant, si ce n’est qu’il n’y a pas assez de points d’eau. Par contre, vu que le village n’est pas sécurisé, nous craignons une intervention policière. » Le jeune homme ironise sur les mesures de sécurité qui entourent le sommet : « En fait, tous ces chefs d’État veulent se protéger de nos actions. »

« TOUT CE QUE NOUS REJETONS »

Stéphanie, (France) : « Nous sommes ici car l’Otan symbolise tout ce que nous rejetons : le capitalisme, l’impérialisme, la guerre… » Le verdict de cette militante anarchiste est sans appel : « L’armée est le pire outil d’oppression qui existe et l’Otan cherche à diviser les peuples au lieu de les aider à faire la paix. »

Propos recueillispar Philippe Peter
L’Alsace, samedi 4 avril 2009
Publicités