Les hôtels strasbourgeois feront le plein durant le sommet de l’Otan. Les restaurateurs et débitants de boissons des zones rouge et orange devraient en revanche souffrir de leur isolement.

Durant le sommet de l’Otan, les 3 et 4 avril, le centre historique de Strasbourg, habituellement grouillant de touristes, devrait être exceptionnellement calme. Et pour cause : son accès sera limité aux seuls détenteurs de badges. Un manque à gagner évident pour les commerçants du quartier.

Préserver l’image de marque de la ville

Les professionnels de l’hôtellerie semblent pourtant satisfaits de la tenue de l’événement dans la capitale alsacienne. « Les hôtels strasbourgeois sont ou seront pratiquement tous complets », explique Roland Acker, vice-président du Groupement des hôteliers, restaurateurs et débitants de boissons du Bas-Rhin. « En général, à cette période de l’année, nous ne faisons jamais le plein ; c’est donc très positif pour nous », précise-t-il.
Autre son de cloche du côté des restaurateurs, qui prévoient une fréquentation très faible : « Nous resterons ouverts, mais nous travaillerons en effectif réduit, sans nous faire trop d’illusions », indique Claire-Lise Baumann, présidente du Directoire de la Maison Kammerzell. La winstub Chez Yvonne accueillera également les éventuels clients durant le sommet, avant tout pour préserver « l’image de marque de la ville ». Idem pour Les Brasseurs et le Flam’s, situés en zone orange, dont la clientèle, en grande partie constituée d’étudiants et de touristes, devrait faire défaut. D’autres restaurants n’ont pas encore pris leur décision, comme La Casserole, inclus dans la zone rouge, qui attend « de voir évoluer les choses. » La plupart des snacks et échoppes de petite restauration devraient en revanche fermer leurs portes.
La situation sera encore plus difficile pour les débitants de boissons. Si la majorité des cafés et des bars localisés en zone orange ont annoncé qu’ils resteraient ouverts comme pour une journée normale, ceux de la zone rouge se sont résignés à fermer boutique durant la tenue du sommet. « Pourquoi ne pas avoir organisé cette réunion de l’Otan durant la semaine, quand tout le monde travaille ? », s’interroge-t-on aux 12 apôtres.

Philippe Peter
L’Alsace, samedi 28 mars 2009
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