Plusieurs Strasbourgeois ont encore été contrôlés et fouillés cette semaine par les forces de l’ordre parce qu’ils portaient ou affichaient un drapeau de la paix.

Le ministère de l’Intérieur et la préfecture du Bas-Rhin avaient pourtant nié avoir donné des consignes en ce sens. « Le harcèlement continue », déplore Vanessa Vieira, membre du collectif anti-Otan de Strasbourg. « Malgré le buzz médiatique du début de semaine (nos éditions du 24 mars), malgré les recours en référé liberté devant le tribunal administratif de Strasbourg, les policiers persistent à vérifier l’identité de ceux qui affichent un drapeau de la paix », explique-t-elle. « C’est intolérable », renchérit Alain, dont les deux fils ont été contrôlés et fouillés, par palpations, samedi après-midi alors qu’ils prenaient un rainbow-flag en photo. « Les policiers ont dit qu’ils avaient ordre de contrôler toutes les personnes qui portent ou accrochent un drapeau arc-en-ciel », précise-t-il. Plus de 600 drapeaux de la paix ont déjà été distribués à se jour. « Les gens se rendent compte que l’Otan prône la démocratie, donne des leçons au monde entier, mais fini par prendre en otage toute une ville et ses habitants », souligne Vanessa Vieira.

Philippe Peter

L’Alsace, lundi 30 mars 2009

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