Dans le train de l’emploi, les demandeurs d’emploi ont pu déposer leur CV et s’informer des postes à pourvoir dans neuf grandes entreprises, en Alsace et dans d’autres régions. Photo Philippe Peter

Dans le train de l’emploi, les demandeurs d’emploi ont pu déposer leur CV et s’informer des postes à pourvoir dans neuf grandes entreprises, en Alsace et dans d’autres régions. Photo Philippe Peter

(Appel de Une) Malgré la crise, certains secteurs recrutent et tiennent à le faire savoir. Neuf entreprises françaises se sont ainsi associées et ont sillonné l’Hexagone à bord du Train pour l’emploi et l’égalité des chances.
Hier, celui-ci s’est arrêté en gare de Strasbourg, avant-dernière étape de son périple de deux semaines. Sur les 15 000 emplois proposés dans toute la France, 3 465 étaient à pourvoir en Alsace. Facteur, conducteur de train, chargé de vente, technicien : de nombreux profils étaient recherchés à différents niveaux de qualification. Ce train est un véritable espoir pour les jeunes, durement touchés par la montée du chômage.

Le Train pour l’emploi et l’égalité des chances s’est arrêté, hier en gare de Strasbourg, avant-dernière étape de son tour de France. Au total, près de 15 000 offres d’emploi étaient proposées par neuf entreprises hexagonales.

« Nous voulons défendre les valeurs compétence, ambition et motivation, qui caractérisent nos entreprises », explique Nathalie Mauvieux, directrice emploi-formation de la SNCF. « Cela passe par la promotion de l’emploi et une lutte contre toute forme de discrimination à l’embauche, car la couleur de peau, la religion ou les origines sociales ne doivent pas être un critère de sélection ». Pour la deuxième année consécutive, le Train pour l’emploi et l’égalité des chances, initié par la SNCF en partenariat avec huit autres entreprises françaises, a donc sillonné l’Hexagone en proposant, au total, près de 15 000 offres d’emploi, dont plus de 3 000 en Alsace.
L’objectif de cette initiative ambitieuse est simple : changer les protocoles de recrutement et promouvoir l’égalité des chances. Pour l’avant-dernière étape de son périple, le train spécial s’est arrêté, hier en gare de Strasbourg. Le départ avait été donné le 17 mars, à Paris. « Nous attendions 20 000 visiteurs sur les deux semaines, mais nous avons déjà dépassé les 30 000 à Lyon samedi dernier », indique Nathalie Mauvieux. Les responsables chargés des entretiens s’attendaient néanmoins à une plus forte fréquentation dans la capitale alsacienne. « Il y avait beaucoup de candidats ce matin, mais cela s’est calmé ensuite », s’étonne-t-on, sur le stand du groupe Carrefour. « Il n’y a pas autant de monde qu’à Lille, Lyon ou Marseille », soupire-t-on à La Poste.
Les profils des postes proposés, ainsi que les niveaux de qualification requis, étaient variés, allant de l’employé commercial au technicien, en passant par le conducteur de train ou le facteur. Dans un contexte économique difficile, les neuf entreprises partenaires cherchaient aussi à rassurer les demandeurs d’emploi. La Défense nationale a ainsi indiqué qu’elle allait recruter près de 22 000 personnes en 2009, tandis que le secteur du bâtiment devrait embaucher plus de 75 000 salariés. Des chiffres rassurants qui tranchent avec la sinistrose ambiante.

SE RENSEIGNER Site : train-emploi.fr

Philippe Peter

L’Alsace, mardi 31 mars 2009

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