A l’appel du syndicat Force ouvrière (FO), une centaine de salariés d’Osram ont manifesté, hier matin, dans les rues de Molsheim, pour protester contre ce qu’ils qualifient de « plan social déguisé ».

« On nous demande une réduction des salaires, la suppression des 35 heures, du treizième mois et des pauses », explique Christophe Woehrel, délégué (FO) du personnel. « Contourner les syndicats en proposant aux salariés de signer un avenant à leur contrat est illégal », précise-t-il. Selon la direction d’Osram, la pérennité des emplois sur le site de Molsheim ne pourrait être garantie que par une consolidation de la compétitivité de l’entreprise et un réaménagement du temps de travail.
Cette mobilisation s’inscrit dans un contexte économique complexe pour Osram. Du fait de l’interdiction progressive de la fabrication de lampes à incandescence, l’entreprise de produits d’éclairage, qui compte plus de 800 salariés, a commencé à investir dans le développement de nouvelles technologies compatibles avec les normes européennes, sans que cela ne rassure totalement les employés : « Nous souhaitons qu’Osram s’engage massivement dans le développement des ampoules halogènes et dans la formation du personnel, afin de conserver nos emplois », souligne Christophe Woehrel. La direction d’Osram indique qu’elle poursuit la reconversion de l’établissement de Molsheim avec la prochaine mise en chantier d’une troisième ligne haute cadence dédiée à la production d’ampoules halogènes à économie d’énergie qui remplaceront, à court terme, les ampoules à incandescence.

Philippe Peter

L’Alsace, dimanche 8 mars 2009

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