La suite du film de Neil Marshall n’innove pas même si le spectacle est assuré à grands coups de monstres visqueux et d’hectolitres d’hémoglobine.


The Descent avait enchanté les amateurs de films d’horreur. En dosant savamment angoisse, claustrophobie et massacres sanglants, Neil Marshall avait réussi à tenir le spectateur en haleine jusqu’au dénouement final. La suite directe de ce premier opus réussi est malheureusement plutôt décevante. Confiée à Jon Harris, qui fait ses débuts en tant que réalisateur, elle ne parvient pas à surprendre et se transforme très rapidement en un énième et classique safari humain.

Rescapée d’une expédition spéléologique dans les Appalaches, Sarah (Shauna Macdonald) est traumatisée par les évènements qu’elle vient de vivre. Elle ne se souvient plus de rien. 24 heures plus tard, le shérif l’oblige néanmoins à guider une équipe chargée de secourir ses cinq amies disparues. Plongée dans les ténèbres de la grotte, la mémoire lui revient par flashs. Mais il est déjà trop tard…

Si l’atmosphère effrayante du premier épisode est assurée par l’obscurité de la cavité et l’étroitesse de ses boyaux, Jon Harris a trop tendance à confondre vitesse et précipitation. On ne sait rien ou presque des personnages qui ne servent finalement que de chair à crawlers, les monstres mi-hommes mi chauve-souris qui règnent sur cet enfer sous-terrain. Aucune explication n’est d’ailleurs donnée sur leur existence et, à force, ils cessent d’horrifier le spectateur avec leur aspect caoutchouteux et leurs oreilles pendantes façon gargouille. Ne parvenant pas à faire progressivement monter la tension, The Descent : part 2 en est réduit à ressusciter Juno (Natalie Mendoza) transformée en véritable machine à tuer sexy au possible. Restent quelques moments de massacres sanglants assez jouissifs il faut bien l’avouer. Corps déchiquetés, épandage massif d’hémoglobine, hurlements à glacer le sang : les amateurs de gore apprécieront.

The Descent : part 2, horreur, Royaume-Uni, 2009, de Jon Harris, avec Shauna Macdonald, Natalie Jackson Mendoza et Gavan O’Herlihy, sortie le 14 octobre 2009


Note : 06/20

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