Sorti en octobre 1981, The Evil Dead est rapidement devenu un film culte pour les amateurs du genre. Réalisé par Sam Raimi, âgé de 20 ans au moment du tournage, il a marqué de son empreinte le cinéma fantastique.

The Evil Dead (affiche américaine)

The Evil Dead (affiche américaine)

The Evil Dead II : Dead by Dawn

The Evil Dead II : Dead by Dawn

Army of Darkness

Army of Darkness

Un groupe d’amis part en vacances dans une maison isolée dans la forêt. Peu après leur arrivée, ils découvrent un livre et un magnétophone dans la cave de la vieille baraque. L’enregistrement contenu sur la bande leur révèle que la cabane appartient à un archéologue qui s’y est retiré en compagnie de sa femme afin d’étudier le Necronomicon, Le Livre des Morts. Réalisé en peau humaine et écrit en lettres de sang humain, l’ouvrage maléfique contient des incantations permettant de réveiller les esprits des morts. La suite de l’enregistrement contient ces incantations, récitées par l’archéologue disparu. Les morts, libérés, vont désormais tout faire pour « convertir » les cinq amis. « We gonna get you ! »

Vous allez me dire que ce scénario vous rappelle étrangement celui de nombreux autres films d’horreur made in USA. Ce n’est pas faux puisque The Blair Witch Project, The Texas Chainsaw Massacre ou encore Cabin Fever suivent la même idée : un lieu, un groupe d’amis et un méchant. Sauf que dans le cas présent, on tape dans le vintage, dans l’original.

Le premier volet de la saga Evil Dead est considéré, à juste titre, comme un monument du cinéma fantastique. Mélangeant habilement horreur, humour et gore, il offre un spectacle haletant jusqu’au bout. Si les effets spéciaux prêtent aujourd’hui à sourire, ils cadrent finalement très bien avec l’ambiance décalée du film. A noter toutefois la spectaculaire scène de viol dans la forêt, tournée à l’envers ; de même que la scène final, pour laquelle Sam Raimi n’a pas hésité à enfourcher une petite moto et à foncer droit devant, directement dans la cabane, en priant pour que ses assistants ouvrent les portes à temps ! Comme quoi, c’est parfois avec des moyens très limités que l’on réalise des scènes mythiques.

Le deuxième opus, Evil Dead II : Dead by Dawn (sorti en 1987), est la suite logique et immédiate du premier volet de la trilogie. Le sentiment de malaise y est néanmoins accentué par le fait que l’acteur principal – et unique survivant du premier groupe – Bruce Campbell se retrouve seul face au monde de Morts. D’ailleurs, il manque de se faire tuer après avoir été mordu à la main droite par la tête de sa petite amie (qu’il avait lui-même décapité dans le premier épisode). Devenue indépendante, comme ensorcelée, sa main cherche à l’éliminer. La scène, admirablement réalisée, voit Ash (Bruce Campbell) lutter désespérément contre sa propre main pour finalement se résoudre à la couper à l’aide d’une tronçonneuse. Ash aura par la suite plusieurs crises de zombification temporaire desquelles il parviendra toujours à sortir. Après moult péripéties – et l’arrivée notamment de la fille de l’archéologue – Ash se retrouve happé par une porte temporelle qui le transporte directement au début du XIVe siècle, en Angleterre, sur les traces de son destin. Une fois n’est pas coutume, la suite est encore meilleure que l’originale. Plus de gore, plus d’épouvante, plus de suspense et surtout plus de gags : Dead by Dawn est un film plus complet. En développant considérablement le personnage d’Ash, Sam Raimi réussi à maintenir le spectateur en haleine, malgré un scénario finalement assez proche de The Evil Dead.

Le troisième et dernier volet de la saga ressemble plus à une farce gore qu’à un véritable film d’horreur. Sorti en 1992, Army of Darkness se passe au début du XIVe siècle. Ash, devenu une sorte de messie, est chargé de récupéré le Necronomicon grâce auquel il pourra retourner à son époque. Humour décalé, gags, effets spéciaux vieillots : le film est une réussite sur le plan technique mais il n’est pas à classer dans la même catégorie que les deux premiers épisodes. A noter toutefois la scène de démultiplication d’Ash, ainsi que le stupéfiant réveil des Morts. Armé de sa tronçonneuse (qui remplace avantageusement sa main droite amputée) et de son fusil à canon scié, Ash va faire mal ! « Give me some sugar baby ! »


The Evil Dead, Horreur, ÉtatsUnis, 1981, réalisé par Sam Raimi : 14/20

The Evil Dead II : Dead by Dawn, Horreur, ÉtatsUnis, 1987, réalisé par Sam Raimi : 15/20

Army of Darkness, Horreur, ÉtatsUnis, 1992, réalisé par Sam Raimi : 11/20

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